Outils pour utilisateurs

Outils du site


assoce:guiilde:nephilim:campaigns:souffledragon:nyamh

Niamh

(personnage d’Elodie)
Hydrim, Naïade, Sanguin Sec
Magicienne de la voie axiale des Principes Egarants
Adoptée de la Papesse

Histoire

Je suis la fille de la mer, la dame du lac, déesse et fée. Revenue de mon royaume isolé de Tir na nOg pour protéger la Sapience du Couchant, j’ai fuit les conflits qui ont déchiré les miens et les enseignements d’Avallon furent emportés dans la tourmente. Sans nier mon passé mythique, j’ai depuis repris ma quête avec humilité, me dévouant au sein de la Papesse au rassemblement et au partage de notre Sapience. Mais la dague d’orichalque d’un assassin du Bâton m’a mutilée de pans entiers de cette quête, me laissant plus consciente de mon passé lointain que de mes accomplissements ultérieurs.

Niamh, la Déesse

Je garde un souvenir aigu et douloureux de ma chute. La vive morsure de l’orichalque déchirant mon pentacle, l’explosion de ce contact ne laissant qu’une poignée de terre rares de pans entiers de ma Sapience. Et la panique de sentir cette orichalque diffus dans les champs magiques, attaquant mon pentacle, me dissolvant lentement alors que je réalise avec horreur que je ne peux plus subsister telle quelle en eux. Et la lame du métal maudit qui revient vers mon pentacle désemparé pour m’achever, annihiler mon être à jamais. Morrigan me sauve de ce destin en abattant le porteur de ce fléau, mais je sens une léthargie venir, je ne peux rester entière après un tel assaut, ma cohésion de kaim est à jamais brisée. Puis un réflexe ultime et salvateur, je fuis la douleur de ma plaie en me plongeant dans le Ka-soleil. J’ai préservé mon existence. Mais à quel prix ? je suis dans une prison de chair que je ne comprends pas, coupée des champs magiques, sourde, muette et aveugle, limitée dans tous mes mouvements par ce corps disgracieusement matériel.
C’était le premier assaut des Firbolgs, une tribu d’humain vouée aux aspects destructeurs du Dragon, attisant et propageant sa colère. Ils voulaient nous chasser de la verte île d’Eirin, aux champs magiques encore riches et pur, où moi et mes frères Thuatha nous installions. Bloquée dans un simulacre que je ne maîtrisais pas, je ne vis pas grand chose de ces conflits. Nous nous alliâmes avec les fomoirés, qui avait sacrifiés leur pentacle à la lune noire pour lutter contre les porteurs d’orichalques, et repoussâmes les Firbolg lors de la bataille de Mag Tured. Nombre d’entre nous y subirent de lourdes blessures, mais le mystères de Dana, initiés humains soumis aux fomoirés, créèrent des stases à partir de nos terres rares. Ces prisons étaient en effet aussi l’instrument de notre survie : elle maintenait la cohésion de notre essence malgré les blessures. Je dormis un temps dans le chanfrein en bronze qui avait ainsi été lié à mon essence.
Puis je m’incarnais dans une prêtresse humaine élevée dans ce but. Nous étions devenus les dieux de ces tribus humaine. Sous la tutelle d’Arianrhod, je réapprenais à converser avec les champs magiques malgré la barrière du simulacre. Je découvrais ces endroits où le monde s’élevait dans les champs magiques et quittait la matérialité, les îles de l’Autre Monde. Je saisis très vite comment m’y orienter, découvrant différents îles, naviguant sur l’océan des plans subtils.
Je sentais confusément l’importance des mortels, et enjoignais les miens à témoigner plus de considération aux porteurs de Ka Soleil. Les fomoirés en particulier s’assouvissaient sur eux sans mesure, s’imposant par la peur plutôt que par le respect. Nos clans avait grandi et prospéré, mais les tensions étaient vives. Nuada, notre chef, ayant perdu une branche de son pentacle dans la bataille de Mag Tured, était en retrait, et c’est en pratique Bres, roi des Fomoirés, qui tranchait l’essentiel des décisions. Les tensions éclatèrent avec l’arrivée de Lugh, arrogant Nephilim au pentacle équilibré entre les 5 éléments. Après une dispute avec Turenn, il finit par s’imposer en champion des Thuatha et renversa l’équilibre, repoussant la domination des fomoirés, qui s’enfuirent au nord de l’île. Il se révéla tyrannique, obsédé par la vengeance des fomoirés et le retour des firbolg, il voulait nous préparer à la guerre. Il envoya les Nephilim explorer les akasha à la recherche de vestiges atlantides où d’artefact de pouvoirs. J’étais connue parmi les miens pour mon aisance à parcourir les plans subtils et m’imposa de participer aux expéditions de ses envoyés pour les guider. Des akashas furent pillés de leurs ressources magiques. Cette attitude conquérante et dominatrice me faisait horreur et je réussis à m’enfuir.
Je m’enfonçais dans les plans subtils jusqu’à arriver à un akasha particulièrement riche que je reconnus. Il s’agissait de Tir na nOg, un vestige atlante que j’avais découvert, puis ancré et réenchanté quand j’étais encore kaim, en faisant mon domaine élémentaire, mon sanctuaire secret. Je me souvins alors que j’avais été en Hyperborée, que j’y avais fondé une fraternité avec des kaims et des réfugiés déchus. J’avais réalisé que les akasha n’étaient pas les fragments dispersés de l’atlantide, mais les reflets qu’elle avait laissé dans la conscience collective humaine. Les plans subtils étaient en fait modelés et ancrées par le Ka Soleil des humains, par leurs rêves et leurs légendes, et nous y voyions une clef de la compréhension des énergies solaires.
Je fis de Tir na nOg un sanctuaire pour accueillir ceux qui fuyaient les conflits de Lugh. Lorsque la guerre éclata et se répandit jusque dans les akashas, Tir na nOg fut préservée du conflit par l’intervention de la Dame Blanche qui en ferma les accès à nos ennemis.
Je en revins en Eirin que lorsque j’appris la disparition de Lugh. Mais notre temps à la tête de l’île était fini. Quand les celtes vinrent contesté notre contrôle, nous convinmes de nous retirer dans l’Autre Monde où nous devinmes les sidhes.

Ninian, la Dame du Lac

Je fus bannie par la cour du crépuscule pour une transgression dont je ne me souviens plus, les sidhe ayant effacé de ma mémoire tout ce qui concernait leur domaine avant de me renvoyer sur terre, me condamnant à une nouvelle chute.
Le monde avait changé, mais je retrouvais d’autre Nephilim du sanctuaire du Couchant. Incarnée dans une jeune femme, je rejoignit l’île de Môn où j’appris les base du compromis celtique dans ce sanctuaire du druidisme. J’y reçut l’enseignement de Keridwen et Taliesin avant de partir fonder mon propre sanctuaire. Je m’installais en Bretagne, où je croisais Dahut, une prêtresse du Culte du Dragon, qui s’avéra bien loin de l’image que j’avais de ce Culte, que nombre de Thuatha considéraient comme des Nephilim pervertis, héritiers des Firbolgs. Leurs enseignements n’étaient pas si loin de ceux de Keridwen, mais en plus dual, ne rejetant pas la bestialité naturelle. Mais le Dragon restait une force primale d’une puissance terrifiante et je refusais alors sa proposition de les rejoindre.
Je fondais mon sanctuaire aux sources d’une rivière, en devenant la gardienne aux yeux des tribus établie sur ses rives. Je fus alors appelée Ninian. Mais bientôt, les armées romaines de César envahirent nos domaines, poussé par l’arcane de l’Epée à détruire les sanctuaires sacrés du compromis celte. Trop éparpillés, divisés, nous ne purent ni nous défendre, ni nous cacher de leur glaives. Incarnée dans un légionnaire, je désertais pour tenter de retrouver et fédérer quelque chose. Je retrouvais Morrigan, qui se faisait maintenant appeler Morgane. Prêtresse majeure du Culte du Dragon, elle tentait en vain de convaincre les Nephilim du Couchant de s’allier pour résister à l’envahisseur. Sous sa tutelle, je rejoignit le culte, reprenant un simulacre féminin et me soumettant au regard du Dragon lors de l’Ordalie. Je devins ainsi une prêtresse dragon, et ensemble, nous nous rendîmes en Avallon. Morgane était une gardienne originelle de ce sanctuaire fondé par Nimue et elle craignait qu’il ne chute à son tour, sa tradition d’accueil le rendant trop connu et facile d’accès, d’autant que les autres dames y avaient accueilli par le passé un Nephilim, Arimatheos, que recherchaient activement les Templiers infiltrés chez les envahisseurs. Les dames du Lac étaient divisées, Nimue et Morgane étant trop différentes et les Templiers arrivèrent, chargés du métal honni. Avallon était assiégée. Je pus néanmoins convaincre Nimue et Morgane de réaliser un rituel pour élever Avallon dans les akashas et se soustraire à nos ennemis avant qu’il ne fut trop tard. Ce fut un succès. Je rejoignit ainsi les Dames du Lac, devenant l’une des neuf prêtresses gardiennes de ce lieu sacré désormais protégé. L’invasion romaine était inexorable, mais avec l’aide de Mélusine, Morgane réussit à les arrêter en Calédonie. Je fus malheureusement plongée en stase en tentant de venir en secours aux initiés de l’île de Môn.

C’est Mélusine qui me tira de ma stase. Le culte du dragon avait survécu à l’implantation romaine et était devenu l’acteur occulte majeur de grande et petite Bretagne, canalisant le souffle du Dragon pour maintenir les champs magiques vivaces et garder les traditions. Je rejoins Avallon, y retrouvant Morgane et Nimue, regagnant contrôle du destin des royaumes de l’île. Mais il se heurta à Merlin, prince de la Force, qui avait son propre projet, l’avènement d’un roi solaire. Les Dames du Lac furent divisées sur son intervention. Le premier prince de la Force avait été Lugh et son successeur ne semblait pas tellement moins arrogant, mais Nimue le soutenait. Au final, Avallon resta neutre et Morgane quitta les dames du Lac. Je restai en retrait, peinée de ce conflit entre deux personnes que j’avais appris à respecter. Je me retournais vers l’Autre Monde, remarquant que le passage d’Arimatheos avait donné naissance à des akasha. Je restais loin des conflits, n’en suivant pas le cours, et n’ai ainsi que peu de souvenirs de la guerre entre Merlin et Morgane. Après la disparition de ce dernier, je m’intéressais à la quête du Graal, censée guérir la malédiction des terres gastes qui affligeait le royaumes. Mais ma quête fut vite interrompue par l’intervention de Cadour, Djinn adopté de la Force, adversaire acharné du Culte, qui tenta de me disperser dans les champs magiques, loin de tout simulacre. Heureusement, je réussis rejoindre ma stase avant de céder à l’appel de la narcose.

Elaine, l’adoptée de la Papesse

Je sortais de ma prison plus de 500 ans plus tard, à l’occasion d’une crue qui innonda la crypte où s’était retrouvée ma stase, causant la formation d’un plexus d’eau qui emplit ma stase et me permit d’en échapper. Je ne trouvais de simulacre féminin, et dut donc m’incarner dans un jeune moine. Nous étions en 1255, dans un monastère au sud de Florence. Mon simulacre était issu d’une famille noble de Florence. Soucieuse de retrouver quelques uns de mes souvenirs perdus de mes incarnations précédent et de connaître le destin de mes anciens compagnons, je quittais le monastère pour faire un pélerinage vers le Mont Saint-Michel, rejoignant un groupe à Nice. C’est en route que je ressenti dans les champs magique de Méditerranée un message d’Erosh, l’éolim de la fraternité que nous avions fondé en Hyperborée. Je croisais à Nice un autre membre, le djinn Caswallon et nous décidâmes de partir en quête de nos frères. Nous retrouvâmes un refuge d’Erosh, dans lequel il avait caché la stase retrouvée de Karybdo, un crâne d’ours gravé de symboles marins. Je compris qu’il avait retrouvé ce dernier dans les akasha mais n’avait pu l’en sortir. Le triton s’était narcosé dans un chimère akashique monstrueuses : le légendaire Charybde. Mais je ne trouvais pas trace de sa stase. Nous ne pouvions réveiller seuls une narcose si ancienne. Mon premier réflexes était de me tourner vers mon ancienne mentor Arianrhod, mais elle était devenu Sidhe et leur domaine m’était interdit. Je résolus donc de me tourner vers les arcanes majeurs et la Tempérance. C’est ainsi que je rencontrais Faern, un faerim de la Tempérance, qui nous porta assistance dans cette quête. Finalement, munis de son ancienne stase et d’un nouveau réceptacle en forme de trident, nous avons affronté la bête légendaire pour la ramener à sa conscience de Nephilim. Ce fut un succès, mais éprouvé par l’expérience, rongé par le Khaiba, Karybdo fit une retraite avec Faern. Nous nous séparâmes. C’était en 1261.
Mon simulacre fut placé par sa famille comme assistant de prêtre influents, et j’eus l’occasion de croiser dans leur entourage d’autres Nephilim des arcanes du Pape, de l’Empereur et de la Maison. En côtoyant ainsi des Nephilm des arcanes majeurs, je réalisais que le Culte du Dragon s’était éteint dans la fureur et la tourmente et que ses membres étaient vus par certains arcanes avec autant de méfiance que de dangereux khaibas. L’anathème invoqué par Merlin sur le Culte n’avait jamais été levé. Je fis le choix de ne pas parler de mon affiliation et me présentais comme Elaine, du nom d’un de mes précédents simulacre.
Si tant de Nephilim gravitaient autour des dignitaires de l’Eglise, c’est parce qu’une lutte d’influence sans merci se jouait contre les Templiers, dont l’ordre exotérique était plus puissant que jamais. Ils étaient proche de l’accomplissement de leur Grand Plan et devaient être stoppés. Je m’engageais dans cette lutte, soutenant notamment l’ascension de Niccolo Boccasini, qui devint le pape Benoit XI et annula nombre des décisions de son prédécesseurs templier Boniface VIII, mais fut assassiné après moins d’un an de règne. après des décennies d’intrigues, un coup décisif fut enfin porté en 1314 avec la condamnation de l’ordre du Temple et l’exécution de Jacques de Molay. La façade exotérique de l’arcane du Bâton était vaincue, et le Temple en fut suffisamment désorganisé pour les forces à la fuite et la clandestinité. c’était une victoire sans appel des arcanes majeurs. Au cours de ce conflit trouble à l’issue fructueuse, je franchi le Porche et les premières étapes de la Voie Axiale des Principes Egarants. Je décidais alors de rejoindre la Papesse, dont l’idéal de préservation du la Sapience correspondait à mes aspirations. A la mort de mon simulacre vieillissant, je m’incarnais dans une riche noble de Florence et utilisait la richesse de mon simulacre pour soutenir l’herméthèque de Florence où j’étais simple apprentie.
Je gravis humblement les échelons, gardant un contact proche avec Caswallon, incarné dans Giotto di Bondone, un peintre florentin. Il se passionnait pour cet art, dans sa perpétuelle quête du beau, investissant part de sa Sapience dans ses oeuvres. Je lui parlais du travail de la Papesse, de mon mentor dans cet arcane, l’ange Aldaran.
Deux siècles passèrent, où, entrecoupé de quelques courtes périodes de stase, je consacrais l’essentiel de mon énergie à la compilation, l’entretien, et la préservation de la Sapience de l’herméthèque de Florence. Puis, quelques unes des idées que nous avions évoqués avec Caswallon prirent vie, sous l’impulsion de sa rencontre avec Vinci, nouveau Prince du Chariot. Ainsi naquit le mouvement du Carrousel Pictural , dans lequel Caswallon s’impliqua avec ferveur, permettant un essor du partage de la Sapience Nephilim sous le couvert de code symbolique portés par le mouvement de la Renaissance et les réalisations des peintres. Mais la suite m’échappe, les souvenirs me manquent. De ce que j’en ai retrouvé par la suite en rencontrant Sybil, qui compile nos histoires sur les Vélins Carminae, l’herméthèque de Florence qui découverte par les mystères et attaquée et ses membre dispersés ou remis en stase. Elle trouva aussi une mention d’Aldaran comme herméthécaire du sanctuaire de la Mosquée Bleue, où semble avoir été présente notre fratrie. Mais ce site tomba sous les assaut de Manteaux Rouge du Bâton, les Assassins. Et je sus que c’était et que j’avais été là, comme le souvenir de cette dague d’orichalque vidant mon simulacre de son sang et mon pentacle de sa substance s’imposa à moi.

Dames du Lac

Les neuf gardiennes d'Avallon :

  • Beira (E)
  • Dahut (E)
  • Nimue (E)
  • Morgause (L) → Niamh (E)
  • Melusine (L)
  • Luned (L)
  • Morgane (T)
  • Senuna (T)
  • ? → Modrone (T)

Dame du Lac déviante dans les Vélins Carminae : Modrone (T) ou Senuna (T) ?
Gardienne d'un pilier mais non Dame du Lac : Bedelyn (E)

Retours

assoce/guiilde/nephilim/campaigns/souffledragon/nyamh.txt · Dernière modification: 2018/09/03 00:54 par 93.8.74.81