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Piste: releve

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Attention, cette page contient du spoil.

Ces textes sont reliés à la campagne de Merastelon nommée Vitesse lumière.

Gorveil "M" Vallando

« ♫ When i will erode to POW! DER! ♪ My body of stone crushed itself all that remain is hard, hard, HARD ROCK!♪»

Le son des Crumbling Basalt résonnait dans l'habitacle, presque assez fort pour couvrir le son des lasers. Les à-coups de la musique dictaient les embardées du vaisseau qui semblait prédire la position des lasers à l'avance. Le vaisseau n'était pas le plus gros modèle qui soit, il n'était équipé de guère plus que son moteur.

« Monsieur Vallando, votre mission est de vous replier, votre vaisseau est à cours de munitions, veuillez rejoindre le vaisseau amiral pour faire le plein.»

L'interface avait une voix sympa, ce serait dur de s'en débarrasser. Il poussa un soupir et un nitroboost dans son moteur et se rapprocha de quelques kilomètres de son objectif.

« Les vaisseaux qui nous entourent ont été identifiés comme hostiles, pour votre sécurité il vous est donné l'ordre de vous replier.»

Nadine -il avait décidé d’appeler cette voix Nadine, le nom lui allait bien- avait décidément un sens de l'humour stupéfiant. Il rit à cette bonne blague, un peu trop d'ailleurs. Déconcentré, il n'avait pas pu esquivé un éclat de missile qui allait le frapper d'une seconde à l'autre.

« ♪ My skin is made of Xentronium, ♫♪ ♪ you can't hurt me so easily, baby! ♪»

La partie arrière du vaisseau venait de le quitter. Après tout si elle voulait faire demi-tour pour obéir aux ordres, de quel droit pouvait-il l'en empêcher? Il lui restait le principal : le moteur warp, l'interface, et ses baffles singularotroniques au blindage renforcé.

« Votre vaisseau est endommagé, veuillez vous présenter au dock D 3052.4 dans les plus brefs délais»

L'informa aimablement Nadine alors que Gorveil entreprenait un saut warp.
Il n'avait pas assez de carburant pour quitter la zone des combats, et de toutes manières il ne survivrait pas longtemps sans pod de survie. Mais ce n'avait guère d'importance. Il fallait faire vite…
Le demi-vaisseau se matérialisa au milieu du pont du vaisseau amiral, et explosa. De ses débris Gorveil émergea, encore à moitié recroquevillé dans une baffle blindée. L'explosion lui avait fait gagner du temps, mais il n'en avait pas encore fini.

Métru Engelneu

Crile Fischer, le Maître-lumière. Métru avait écrit une thèse sur ses travaux, un homme de génie, vraiment. Cependant elle ne parvenait pas à comprendre les motivations qui l'avaient poussé à renoncer à son individualité. Certes il avait eu l'air de la retrouver plus tard, mais comment s'y était-il prit? Cela avait-il seulement été volontaire? Il lui fallait pouvoir l'étudier.
Espionner est une mauvaise habitude, mais c'était une nécessité pour Métru. Elle le surveillait, prenait note de ses déplacements. Elle comprit quelques secrets quand à la création du PNB, mais elle réalisa rapidement que la recette utilisait un réactif très rare et limité dans la galaxie. Cela rongeait-il le scientifique de savoir que sa découverte sublime, un jour, ne pourrait plus fonctionner? Le temps passait et la guerre contre les Antarans faisait rage, et un jour Crile partit, avec d'autres, à travers la faille.
Au cours du prochain contrôle de routine qu'elle effectua elle constata avec surprise qu'un ordinateur inhabituel était connecté sur son réseau. C'était une antiquité, un modèle quantique prototype dont elle se demandait comment il pouvait encore tourner sur le réseau. L'ordinateur portait la marque de Crile, c'était soit lui le propriétaire soit un pirate vraiment habile. A la réflexion un pirate, même habile, n'aurait pu passer le test de Schollen-Wafflen étendu qu'avec une marge d'au plus 3%, ici il affichait 78% ; l'ordinateur était bien une machine utilisée par l'illustre savant.
En guise d'identification l'ordinateur attendit un mot de passe oral. Elle avait bien un enregistrement de Crile mais l'interface restait hermétique. Il s'agissait peut-être d'un filtre à voix synthétique, un dispositif classique. Il fallait qu'elle essaie, elle retira son traducteur, se pencha vers le micro et glissa, d'une voix rendue tremblante par l'adrénaline, dans un solien académique:

« Est-ce que tu aimes les frites?
- Oui, avec beaucoup de ketchup, lui répondit l'interface avant de s'ouvrir.»

Métru venait d'accéder à des informations dont elle avait toujours rêvé, des notes prises par Crile lors de ses recherches pendant plusieurs années… Mais il manquait la fin. Les dernières modifications avaient été faites par quelqu'un d'autre, il s'agissait surtout d'ajout d'images.
Crile, une grenade à la main, la fourrant dans le canon d'un blindé.
Crile essayant de démonter un moteur warp
Crile, les cheveux brûlés, regardant un cratère le sourire aux lèvres
Crile, un petit disque doré à la main
Crile, un halo bleu entourant sa tête, l'air très intéressé, dans un décor de bibliothèque
Crile, un morceau de cristal dans une main et une pilule translucide dans l'autre
Crile, un chapeau en carton coloré sur la tête, lâchant une pilule identique dans un moteur warp alors qu'il tient une part de gâteau dans l'autre
Crile, face à lui-même, se tapotant lui-même la joue

Le diaporama se terminait par une petite note « Agis, agis vite, agis bien. »

Une larme coula sur l'interface.

Malionna Varkokliss

« ..et c'est pourquoi, mes frères et mes sœurs, je vous invite à une petite pensée pour ces dix âmes qui combattent pour nous l'Ennemi.»

Malionna salua et quitta sa chaire, laissant la place au prochain officiant. Elle allait prendre l'air dans les jardins de l'église quand un autre prêtre se joint à elle et accompagna ses pas à travers le parc.

« Bonjour, sœur V… hum…
- Varkokliss, reprit Malionna sur un ton blasé
- Sœur Varkokliss, reprit le prêtre sans se laisser démonter, je dois m'entretenir avec vous de choses de la plus haute importance. Vous n'êtes pas sans savoir que notre religion a autrefois déjà connu un “Ennemi” comme vous le dites…
- l'Amibe est morte, tuée par nos saints missiles
- Et l'impact sur notre dogme a été immense!
- Et vous pensez que si nous réussissons à vaincre les Antarans il en sera de même, c'est cela?
- Pour être franc, sœur Varkokliss, oui.
- Vous pensez-donc que si ils réussissent nous ferions mieux d'abandonner nos croyances? Peut-être devrions-nous viser plus haut. As-t-on vraiment besoin d'un ennemi?
- Certainement, notre culte a toujours légitimé sa place grâce à la présence d'un ennemi.
- Eh bien dans ce cas il nous faut le changer. Personne n'a besoin qu'on l'étouffe avec un clergé qui vit à ses dépens sans lui rendre aucun service.
- C'est bien à là que je voulais en venir, répondit le prêtre.»

Ils étaient arrivé dans un recoin assez éloigné du parc. Mis à part leur conversation le seul bruit perceptible était celui d'un bruisselierre roux, doux ronronnement relaxant ainsi que de lointaines fontaines. Malionna avait une impression étrange, mauvaise. Elle stoppa son pas brutalement, Cinq centimètres devant ses yeux dépassait d'un arbre longeant l'allée l'épine d'un cactus mauve de Géhenna. Le cactus mauve de Géhenna est en général broyé, sa poudre étant consommée par certains êtres désespérés en quête de sensations fortes. Ses épines sont connues pour contenir la plus grosse partie de la toxine et même les plus endurcis évitent de les toucher.

« Ma sœur, vous commettez une erreur, au nom de la Diversité je me dois de mettre fin à vos jours. »

Le prêtre avait sorti une lame télescopique de sa manche. La lame filait droit, droit vers le coeur de Malionna qui ne put que prier. Elle savait que Shkazar était proche, mais serait-il assez rapide? La lame atteint Malionna, mais sembla buter contre quelque chose. Le prêtre perdit une seconde l'équilibre. Un mouvement de poignet plus tard Shkazar se tenait devant lui et la lame gisait au sol, cassée en deux par les griffes puissantes du Mshraan.
Le cœur de Malionna s'emballa, un peu en retard. Elle venait de se rendre compte à quel point elle était passé près de la mort. Elle sortit de la poche l'objet qui lui avait sauvé la vie: la photographie de Kirito avait été bien abîmée, en la dépliant elle constata la forme que la lame y avait découpé: des ailes semblables aux siennes.

Shkazar Nosphra'an

Des morts, partout. Encore et encore. Amère, Shkazar restait pétrifié devant les épaves du Raging Hearts et du Heart of Hope. Les deux vaisseaux avaient subi de plein fouet l'assaut du Gardien et a présent reposaient sur le sol, tristes souvenirs de leur gloire passée. Quelques corps étaient encore visibles, calcinés, à jamais anonymes. Plus d'espoir, plus de rage dans le coeur de Shkazar, plus qu'une détermination grandissante. S'il y avait vraiment des êtres supérieurs, comment pouvaient-ils être responsables de tant de tueries? Malionna était encore évanouie, on l'avait déposé sur un transat antique et laissée là pour s'occuper des autres blessés. Shkazar savait qu'elle aurait voulu poser le pied sur Merastel et l'avait porté à terre, mais maintenant en face du spectacle il regrettait cette décision. Il existe peu de souffrances plus grandes que le rappel de la mort des siens, surtout quand on aurait moyen de penser qu'elle peut être due à nos propres échecs. Malionna n'y était pour rien, mais elle prendrait ça sur elle, comme à chaque fois.

Gorveil trifouillait dans les cendres des deux vaisseaux et examinait quelque babiole qu'il en sortait.

« Laisse les morts en paix, Gorveil, ils ont déjà perdu la vie, et tu veux leur prendre le reste.
- Faut bien que ça serve, non? mate-moi un peu cette paire de lunettes! Dis, de quoi j'ai l'air avec ça?
- Tu es ridicule, elles sont à moitié brûlées.
- Ca fait une moitié de plus d'intact que tous le reste, ça prouve que c'est de la qualité, non? répondit le gnollam en rangeant l'objet dans une de ses poches. Oh, mais qu'avons-nous là? Regarde un peu, c'est juste ce que je cherchais!
- Ce que tu tiens est un morceau de charbon, ça pourrait très bien être un morceau de cadavre.
- J'essayais juste de faire plaisir à notre amie, se justifia Gorveil en jetant le morceau par-dessus son épaule, j'ai entendu dire que les jeunes filles raffolaient des morceaux de carbone condensé. Du coup je vais chercher des fleurs plutôt.
- Imbécile, l'interrompit une Metru ninja en lui faisant un croche-pied et le poussant dans l'herbe tachée de suie. La technique des gens laids et antipathiques dans ton genre est de montrer qu'on est riche. Ton bout de charbon vaut pas un rivet de 16, et ton sens de la galanterie guère plus.
- Dans ce cas apprenez-moi, maîtresse! répondit impertinemment Gorveil en rampant hors de portée des divers débris que lui lançait la psilonne. »

Shkazar était à nouveau seul. Certains étaient parti explorer la planète, d'autres se reposaient à bord des vaisseaux. Lui veillait sur le corps endormi de l'alkari.
Tic, tac, sonnait la montre des Nosphra'an, rassurante. Il y avait eu des massacres, il y en aurait d'autres, mais il pouvait au moins veiller sur sa nouvelle famille.

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